Chanter son être de toutes ses voix: être la vie de tout son être

L’extraordinaire voyage du petit être

Petit être nous raconte son histoire.
Etendu sur les galets, le vert des fougères accueille le chant de l’eau. Ses mélodies sacrées éclaboussent les pétales de fleurs qui s’épanouissent aux alentours. Je suis dans un monde extraordinaire où fleurit l’impossible. Où se déploie l’infini. Amour. D’un pas léger et joyeux, je me mets à suivre les perles d’eau qui dévalent la pente. Me voici arrivé aux abords d’une rivière habitée par de lumineux coquillages.
Assises sur des rochers d’argent, trois nymphes blanches tis- sent des voiles avec les rayons du soleil. Ces voiles célestes vêtiront les enfants des dieux pour la prochaine fête de l’éternité. Emerveillé, je m’allonge sur la fraîcheur de l’herbe qui s’empresse de caresser les grains de ma peau. Mes pau- pières se ferment. Je m’abandonne à la sagesse de la terre et au rire du vent.
Des milliers d’ondines sortent des eaux et viennent me re- couvrir. Elles se glissent dans chacun de mes pores. Avec douceur et gaîté, elles enveloppent toutes mes cellules d’une chaleur envoûtante. Leur magie se déploie. Elles me purifient, me libèrent de mes peurs profondes et dénouent les nœuds des croyances qui m’emprisonnent.
Venant à ma rencontre, une fée vêtue d’une robe bleue me tend la main. Elle m’entraîne vers un jardin sauvage.
Nous volons ensemble. Nous jouons ensemble au-dessus des herbes et des fleurs, parmi mille et un parfums délicieux. Tout à coup, des centaines d’autres fées surgissent de par- tout. Ensemble, d’un coup de leurs baguettes magiques, elles me vêtissent d’un voile en perles de rosée.
Après rires et danses au son des flûtes et des tambourins, joué par une poignée de lutins, je suis emmené devant un gigantesque baobab aux feuilles d’or. L’écorce de cet arbre rayonnant tel un soleil est recouverte de lucioles. Poursui- vant leur ballet féerique, elles s’écartent pour me laisser en- trer dans le cœur de l’arbre où je m’installe sur une plate-forme en pétales de roses.
Venue de nulle part, une musique joyeuse éclôt dans l’atmosphère. Traversé par la vie, je me redresse sur la plate- forme qui se met à tournoyer de plus en plus vite. Mes bras s’ouvrent dans le ciel et mes mains embrassent les étoiles. Devenu aigle blanc, je prends mon envol dans l’éternité. Du fond de mes entrailles jaillit le chant de mon âme, les chants de la vie. Je suis la vie, je suis amour.

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